MARTIN LIM : Une mode fusionnelle

Par l’entremise d’un mur virtuel, Montréal et Toronto, plus souvent qu’autrement rivales et divisées, se réunissaient. Et, le temps d’une performance visuelle et couturière, Montréal partageait jalousement avec Toronto le génie créatif du brillant duo de créateurs de mode Danielle Martin et Pao Lim.

Le tandem de designer, qui aura récemment lancé sa toute première collection prêt-à-porter sous l’étiquette MARTIN LIM, détient il faut bien le dire, une feuille de route des plus impressionnantes. Ayant d’abord fait leurs classes à l’École Supérieure de Mode de Montréal, ils auront aiguisé et parfait leur maîtrise de la matière textile auprès de l’une des plus grandes et respectées écoles de mode de la sphère couturière, soit le Central Saint Martins College of Art & Design. Une réputation plus que méritée, puisque l’institution aura mis au monde les designers
les plus notoires de l’ancienne et de la nouvelle vague, tels Gareth Pugh, Riccardo Tisci, Alexander McQueen, John Galliano et Stella McCartney, pour ne nommer qu’eux.

Durant la prestation visuelle intitulée « Trompe ta ville mur à mur », comme pour apprécier encore davantage l’éminent souci du détail du tandem, les mannequins arborant les créations de MARTIN LIM restaient figés et immobiles pour le plus grand plaisir de ses spectateurs. Les multiples inspirations de MARTIN LIM se conjuguaient, alliant le minimalisme manifestement nineties à l’élégance des années 20, tout en flirtant par moment avec l’univers ludique et haut en couleur de l’art déco.

Le résultat s’avérait sublime : Avec ses matières nobles, soies, et jerseys, les créations de MARTIN LIM auront instantanément su conquérir durant la présentation les deux métropoles. Les tonalités clés de la saison automne / hiver 2011 présentée pour l’occasion comptaient les multiples nuances et déclinaisons de gris, rouges fushias et orangés, violets, noirs et camels.

Le minimalisme et la pureté des coupes étaient mot d’ordre, et mettaient encore davantage en valeur ses drapés, appliqués et sublimes détails confectionnées dans les matières riches et aériennes. Les coupes étaient près du corps, ne laissant aucune marge d’erreur et témoignaient du même souffle de la rigueur et de la technique irréprochable de MARTIN LIM. De superbes accessoires, certains signés Arielle de Pinto, venaient compléter et enrichir encore davantage la complexité de la proposition esthético-vestimentaire.

Et sur d’autres créations, le volume était religion. Sur la robe Beverly, un amalgame de couleurs s’agençaient les unes aux autres, dans un esprit déjanté et ultra moderne. Et sur certaines pièces dont Kate, les créations évoquaient tantôt l’esthétisme nippon, avec ses pièces façon kimonos et ses ceintures à la taille.

Mentionnons que MARTIN LIM vient tout juste de remporter la demi-finale de la compétition canadienne Mercedez-Bens StartUp. Les créations signées MARTIN LIM défileront ainsi sur la passerelle du Toronto Fashion Week, en octobre prochain, en plus d’être présentées lors de la prochaine Semaine de Mode de Montréal en septembre.

Pour connaître les différents points de vente où vous pourrez vous procurer les créations de MARTIN LIM, visitez le www.martin-lim.com/boutiques

Texte: François Van Hoenacker

Catégorie(s): Évènement